Entrevue avec Damien Morin, le jeune prodige de la French Tech  - EBS Paris: European Business School
Entrevue avec Damien Morin, le jeune prodige de la French Tech 

Entrevue avec Damien Morin, le jeune prodige de la French Tech 

18.04.2023

Encore étudiant, Damien Morin monte SAVE, en 2013, et s’impose en 2 ans sur la scène de la tech parisienne. Levée de fonds de 15 millions d’euros, recrutement par dizaines et ouvertures de filiales à l’étranger, Save connaît un véritable succès en 2015. Rapidement, sa jeune expérience l’a poussé à revendre sa société au groupe Remade. Mais Damien Morin ne s’arrêtera pas là. Il se remet en selle et quelques mois plus tard, il fonde Mobile.club, société spécialisée dans la location de téléphones. Aujourd’hui, il fait partie des entrepreneurs les plus inspirants de sa génération et a récemment convaincu 130 business angels de le suivre dans sa nouvelle aventure… Damien Morin, ancien étudiant à l’EBS Paris entre 2009 et 2014, revient sur son parcours. 

Dans une interview au salon des entrepreneurs Marseille Paca, en 2016, vous décrivez vos erreurs passées au sein de Save, comme étant liées à votre inexpérience votre jeune âge. Ce discours vous le teniez il y a 7 ans, avez-vous un autre regard sur cette expérience aujourd’hui ?  

Je tiens souvent le même discours. Je suis à l’aise avec cette description à laquelle il faut aussi ajouter le fait que Save est une entreprise qui a connu une croissance assez extrême avec le risque associé. Avec le recul, je pense que notre plus grosse erreur était de s’être attaqué à un développement aussi important, avec très peu de financements.   

D’après vos dernières expériences, qu’est-ce-qui est essentiel pour créer une affaire qui marche ? Il faut une bonne idée et du courage bien sûr, mais ensuite ?  

Selon moi une idée n’a pas de valeur. C’est son exécution qui rend le projet vertueux. On cherche souvent la bonne idée pour se lancer alors que le plus souvent ce sont les idées et les marchés déjà existants qui sont les plus rémunérateurs. Par exemple monter une boulangerie n’a rien de révolutionnaire et pourtant des entrepreneurs exceptionnels comme Eric Keyser ont réussi à construire des empires. Je pense qu’il faut surtout réfléchir à un secteur dans lequel on se sent à l’aise. Il y a beaucoup de paramètres pour réussir et ils sont différents en fonction des projets et des périodes. Mon premier conseil serait de beaucoup échanger avec les personnes du secteur avant de se lancer. Quand un(e) petit(e) jeune se lance, tout le monde a envie de l’aider et surtout quand on est entrepreneur. C’est la meilleure manière de faire le moins d’erreurs possible et de construire son réseau.  

En tant qu’entrepreneur français, diriez-vous que le système vous permet d’être bien loti en France ?  

La France est un super terrain de jeu pour les entrepreneurs. Il y a un super écosystème, beaucoup de financements, beaucoup d’initiatives privées et publiques pour se faire aider. Evidemment, aux Etats-Unis tout y est décuplé mais c’est beaucoup plus facile de se lancer dans un pays que l’on connaît. On ne réalise pas souvent à quel point dans les autres pays la culture, les habitudes de consommation, la fiscalité y sont différentes. C’est dur de se lancer et le faire en France maximise les chances de succès.   

Récemment, vous avez parlé d’une fracture culturelle entre mobile.club et les fonds d’investissement dit « venture ». Que voulez-vous dire exactement ?  

Aujourd’hui, les fonds cherchent le futur Facebook. Des sociétés qui peuvent devenir des « décacorne », c’est à dire des entreprises valorisées de plus de 10 milliards d’euros. Je trouve que c’est assez réducteur du tissu entrepreneurial et de la réalité du marché. Malgré l’importante ambition de mon entreprise, mobile.club ne s’inscrit pas dans ce type de projet. J’ai vécu une frustration dans certains de mes échanges avec les fonds.  

Quand espérez-vous avoir un retour sur investissement après cette levée de fonds de 8 millions d’euros pour Mobile.club ?  

Quand on lève du capital, c’est pour l’utiliser. On dit dans le secteur startup « mettre l’argent au travail ». Généralement, on construit des plans à 4 ans, dans lesquels l’argent est totalement utilisé les 2 premières années, pour en tirer le maximum de profit les 2 années suivantes. C’est également de cette façon que nous avons pensé le projet mobile.club. 

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